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Candidat(e) des membres 2019

Les candidats peuvent rédiger leur exposé en français ou en anglais. L’ACEI publiera les énoncés bilingues s’ils sont fournis dans les deux langues, mais elle ne les traduira pas au nom des candidats.

Énonce du (de la) candidat(e) :

Homme de contenu informationnel, possédant une expertise technologique et une expertise en gouvernance d’organisations, mon expérience dans le domaine de la veille, du changement, de l’innovation et de la gestion stratégique du savoir jumelée à mon expertise du monde des affaires et de l’industrie me permet d’affirmer que je possède les compétences et l’expérience nécessaires pour contribuer activement au conseil d’administration de l’ACEI..

Formation professionnelle

Technologue en automatisation, je détiens un diplôme d'études collégiales (DEC) en Technologie de génie électrique, option Instrumentation et contrôle, du Cégep de Lévis-Lauzon (1984). Je détiens également un certificat universitaire en Connaissance de l'homme et du milieu (1992) de la Téléuniversité (Université du Québec).

Formation gouvernance

J'ai complété en 2009 un certificat en gouvernance de sociétés du Collège des administrateurs de sociétés de la Faculté des sciences administratives de l'Université Laval de Québec. Ce certificat, vise à former à des pratiques modernes de gouvernance des membres de conseils d'administration. Ce diplôme me permet d'utiliser la désignation « ASC » (Administrateur de sociétés certifié).

Pratique professionnelle

Depuis 1993, j'exerce en pratique privée à titre de consultant en veille technologique et concurrentielle ( Business Intelligence ) dans ce que plusieurs nomme « l'économie du savoir ». Ma clientèle est principalement constituée d'entreprises manufacturières de différents secteurs industriels. Ceci me permet d'avoir une vision macroéconomique de l'industrie canadienne. Comprendre et guider les entreprises dans leurs choix des meilleures sources d'informations afin de relever les défis des convergences technologiques et de la mondialisation des marchés me donne un recul nécessaire pour obtenir une vue d'ensemble des besoins informationnels de l'économie canadienne. J'ai ainsi été aux premières loges pour observer les impacts socio-économiques du web depuis ses débuts en 1994-1995. L'augmentation de l'offre de la ressource informationnelle a grandement modifié les habitudes des consommateurs d'information et des diffuseurs d'information au Canada.

Pratique en gouvernance

Mon expérience de gestion à titre de membre d'un conseil d'administration a débuté en 1993, à titre de membre élu au conseil d'administration de l'Ordre des technologues professionnels du Québec ( OTPQ ). L'OTPQ est un ordre professionnel constitué par le gouvernement du Québec et régit par le Code des professions du Québec. En 2001, j'accède à l'exécutif de l'Ordre à titre de vice-président aux communications, puis à titre de vice-président aux affaires professionnelles et juridiques depuis juin 2003. Je participe ainsi aux discussions avec divers intervenants gouvernementaux ( fonctionnaires, dirigeants de sociétés d'état, etc.) afin d'assurer une application harmonieuse du Code des professions. De plus, j'ai eu l'occasion de participer à deux dossiers majeurs soit celui de l'entente de la mobilité de la main-d'oeuvre entre la France et le Québec visant la reconnaissance des diplômes et, également, au dossier interprofessionnel visant à moderniser le système professionnel québécois par une redéfinition des responsabilités de huit ordres professionnels.

De janvier 2007 à mai 2013, j'ai siégé à titre de membre du conseil d'administration de Recyc-Québec, une société d'état du gouvernement du Québec dédiée au développement durable par une gestion responsable des matières résiduelles. J'ai participé aux travaux du comité de gouvernance et d'éthique que j'ai présidé pendant la dernière année de mon mandat. J'ai participé à l'implantation des nouvelles règles de gouvernance prescrites par la Loi de la gouvernance des sociétés d'état (L.R.Q. c G-1 02) du gouvernement du Québec. J'ai représenté aussi le conseil d'administration de Recyc-Québec auprès de la Canadian Association of Tires Recycling Agencies (CATRA) à titre de membre du conseil d'administration. J'ai assumé la présidence de cette association en 2010. Mon mandat s'est terminé en mai 2013 et les nouvelles règles de gouvernance introduites en 2009 par le Gouvernement du Québec ne permettait le renouvellement pour un autre mandat.

En juin 2015, j'ai été nommé comme membre du Conseil d'administration de la Société du Grand Théâtre de Québec (SGTQ) une société d'État relevant du ministère de la Culture et des Communications du Gouvernement du Québec. Je suis membre du Comité de construction pour l'important projet de rénovation de ce bâtiment construit dans les années 60. Je suis également membre du Comité de vérification et je viens d'être nommé au Comité du numérique.

Autres expériences de travail et associations

De plus, je suis membre de la Society of Competitive Intelligence Professionnals (SCIP), de l'Association of Independant Information Professionnals (AIIP).

J'assume depuis quelques années une charge de cours au Campus Notre-Dame-de-Foy, un collège privé de la région de Québec. J'enseigne les principes de base des installations électriques à des étudiants du programme de DEC (diplôme d'études collégiales) en Technologie d'estimation et évaluation de bâtiments.

Avant mon implication dans la gestion du savoir, j'ai travaillé pour une firme de génie conseil (CEM Consultants), un équipementier finlandais (Ahlström) et américain (Fisher Controls) et un distributeur de produits électriques (Lumen) et au Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ).

J'ai participé à quelques activités de réflexions d'une table de travail mise en place par le gouvernement du Québec concernant le Web 2.0 et la notion de gouvernement ouvert. Le projet était sous la responsabilité du député Henri-François Gautrin et le rapport a été déposé au début du mois de mai 2012

Ma participation au conseil d'administration de l'ACEI me permettra de contribuer à l'évolution des noms de domaine, d'internet et de l'identité numérique au Canada en mettant à profit mon expertise variée en :

- technologie
- innovation, R&D
- gouvernance d'organisations publiques
- entrepreneurship privé impliqué dans l'économie du savoir depuis plus de 25 années

Richard Legendre, T.Sc.A., A.S.C.

Vous pouvez consulter mon profil sur LinkedIn
http://ca.linkedin.com/pub/richard-legendre-t-sc-a-a-s-c/1/a4/442/

Curriculum vitae du (de la) candidat(e) :


Réponses aux questions obligatoires:

1. Expliquez, de votre point de vue, ce que l'ACEI fait et pourquoi son rôle est important.

À titre d'entrepreneur privé oeuvrant dans l'industrie du savoir, je trouve intéressante la possibilité de siéger au conseil de l'ACEI afin de pouvoir contribuer à la gestion de cette organisation dédiée à l'identité numérique canadienne des noms de domaine. J'ai vécu les débuts du web et sa progression dans les entreprises et la société dans les années 90. Après plus d'une vingtaine d'années d'existence le web vit des transformations majeures. L'importance de l'identité numérique ne cesse de grandir tant pour les entreprises que pour les citoyens. Étant détenteur d'un nom de domaine « .CA » depuis plus de vingt années, je souhaite participer d'une manière plus active à la collectivité numérique canadienne. De plus, ma formation en gouvernance de sociétés m'a convaincu d'intégrer le rôle d'administrateur de sociétés à mes activités professionnelles et de mettre à profit mon expérience à trois (3) conseils d'administration depuis 1993 dans des organisations ayant des budgets importants. Je concilie donc le rôle d'administrateur de sociétés à des activités de consultations en veille technologique et concurrentielle et de formation en entreprise ainsi qu'à l'enseignement au niveau collégial J'ai connu des expériences en gouvernance pour des organisations sans but-lucratif et gouvernementales au Québec, au Canada et à l'international (SCIP Washington)

2. Pourquoi désirez-vous faire partie du conseil d’administration de l’ACEI?

Je possède une expérience professionnelle variée qui pourra être utile pour comprendre les réalités macro-économiques causées par les convergences économiques, technologiques et commerciales qu'Internet catalyse dans notre société.

Ces différentes compétences professionnelles que j'offre à l'ACEI sont :

- formation universitaire en gouvernance moderne des entreprises et organisations
- formation scientifique en technologie
- connaissance de plusieurs secteurs manufacturiers
- bilingue (français et anglais)
- artisan de la première heure de l'économie du savoir au Canada reconnue en 2000 par le prix Catalyst Award de la Society of Competitive Intelligence Professionnals (SCIP)
- expérience de gestion et de gouvernance d'organisations privées et publiques (sociétés d'État)
- veilleur du web depuis ses débuts
- connaissance du milieu documentaire
- connaissance du milieu de la recherche et développement (R&D)
- connaissance des relations avec différents paliers gouvernementaux
- connaissance du monde de l'éducation supérieure (Cégeps et Universités)
- expérience de l'enseignement collégial à la formation continue et à la formation régulière
- participation comme conférencier à diverses conférences internationales dans le domaine de la gestion du savoir
- sensibilité aux questions éthiques et au respect de la vie privée

- connaissance en technologie de l'information (TI) avec un grand intérêt pour le contenu et l'utilisateur

La diversité de mon expertise en technologie, de travail dans l'industrie de l'information tant au niveau canadien qu'à l'international, et de gestion d'associations ou de sociétés d'état constitue la principale caractéristique de ma candidature

3. Quelles sont les compétences et les expériences particulières que vous possédez et qui font de vous le meilleur candidat pour le conseil d’administration de l’ACEI?

L'ACEI / CIRA est mal connu des canadiens et surtout mal connu de la part des canadiens détenteurs de noms de domaine « .CA ». Une meilleure connaissance de la part des détenteurs de noms de domaine « .CA » permettra de mieux faire rayonner l'identité numérique canadienne et augmenter le nombre de membre de l'ACEI / CIRA. Dans un autre ordre d'idée, des documents comme le « Rapport sur l'intérêt du Canada pour la gouvernance d'internet » et le « Rapport sur l'avenir d'internet au Canada » identifient plusieurs défis pour l'ensemble du pays dans une économie numérique qui demeurent toujours actuels. On y retrouve des éléments techniques comme : la vitesse d'accès à une large bande passante, un nombre suffisant d'adresses IP, l'infrastructure technique et le cycle de vie des technologies utilisées ; des éléments économiques : le coût à l'accès au réseau, l'intérêt public de l'accès au réseau ; la culture numérique : sécurité, pollupostage, utilisation frauduleuse du web, éducation du public utilisateur, protection de la vie privée et de la propriété intellectuelle (droit d'auteur). En effet, l'émergence du Web 2.0 provoque plusieurs changements dans l'utilisation de l'Internet, un peu comme le web l'a fait en 1996-1998. La dématérialisation du contenu ouvre la porte au commerce électronique et modifie les modèles d'affaires pourtant existants depuis longtemps (musique, livre, etc.). Également, la nécessité de l'identité numérique pour le citoyen et ses relations avec l'État ou avec des fournisseurs de produits ou services vient augmenter les préoccupations quant à la protection de la vie privée et de la réputation numérique ( e-reputation). L'engouement pour les réseaux sociaux bouleverse la dynamique de l'identité numérique canadienne tout comme les services mobiles à large bande et probablement l'infonuagique ( « e-clouding » ) y contribueront également. Les utilisateurs d'internet souhaitent une gouvernance neutre d'internet, alors que celle-ci ne cesse de se complexifier. L'envergure d'internet aujourd'hui poussera à passer du modèle « consensuel et ascendant » à un modèle « centralisé et descendant ». Ainsi, il devient impératif que la gouvernance d'internet au Canada soit gérée par une organisation neutre qui pourra tenir compte à la fois des utiilisateurs, des producteurs de contenu et des firmes de télécommunications. Également, l'opinion publique accorde une importance de plus en plus grande à des principes de bonne gouvernance pour des organisations impliquées dans des biens d'intérêt public comme internet.

4. Selon vous, quels sont les trois principaux défis et possibilités qui se présenteront à l’ACEI au cours des trois à cinq prochaines années? Quelle approche adopteriezvous pour résoudre ces enjeux?

En tant qu'administrateur, je crois important tout d'abord de prendre connaissance du plan stratégique de l'ACEI et m'assurer, en discutant avec ses dirigeants et les autres membres du conseil, que les mesures proposées répondent toujours aux défis de l'organisation, de la disponibilité des moyens tant financiers que la présence de ressources humaines nécessaires pour transformer ces objectifs en actions concrètes, tout en s'assurant que des paramètres de mesure d'atteinte des résultats sont biens définis afin de permettre à l'organisation de constater la progression du travail. En mai 2012, le rapport « Gouverner ensemble » du Gouvernement du Québec, déposé par le député Henri-François Gautrin, propose 32 recommandations visant : - la transparence gouvernementale - la participation citoyenne - la collaboration - la gouvernance - la sécurité - la fracture numérique Le récent débat politique au Québec concernant UBER illustre bien qu'une fracture numérique peut se présenter si nous n'adoptons pas une véritable gouvernance numérique. À titre d'expert en veille et en contenu informationnel, je pourrai contribuer à soutenir et améliorer les efforts de veille de l'organisation sur les sujets en mouvance rapide comme l'impact des médias sociaux sur l'identité numérique et les éléments de sécurité pour le commerce électronique et la protection de la vie privée.